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La guerre civile des aputaga


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LE ROI : Ah, Amah, ne remue pas le couteau dans la plaie. Depuis cinq ans que ces deux aputaga assoiffés de pouvoir et de richesses ont allumé une désastreuse guerre civile à Aného, tout le pays est asphyxié économiquement. La misère a déposé ses bagages chez nous. Notre puissance de jadis est devenue une fiction comme ma capitale. Bientôt, par la faute des aputaga félons, le grand royaume du Genyi, craint et respecté sur toute cette côte du pays des noirs, ne sera plus qu’une fiction.
AMAH : Et c’est justement pour éviter cela que je suis venu vous voir, Majesté.

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LE ROI : Ah, Amah, ne remue pas le couteau dans la plaie. Depuis cinq ans que ces deux aputaga assoiffés de pouvoir et de richesses ont allumé une désastreuse guerre civile à Aného, tout le pays est asphyxié économiquement. La misère a déposé ses bagages chez nous. Notre puissance de jadis est devenue une fiction comme ma capitale. Bientôt, par la faute des aputaga félons, le grand royaume du Genyi, craint et respecté sur toute cette côte du pays des noirs, ne sera plus qu’une fiction.
AMAH : Et c’est justement pour éviter cela que je suis venu vous voir, Majesté.
LE ROI : Ah ?
AMAH : Majesté, je travaille pour la paix.
LE ROI : Quelle paix ? Les haines sont comme des plaies cruentées. La guerre civile d’Aného ne cessera qu’avec la défaite totale d’un camp. Mais qui éteindra les cendres rougeoyantes dans les coeurs ? Qui reconstruira après la ruine générale ?
AMAH : Est-ce bien là un roi que j’entends parler ou un homme résigné et vaincu ?
LE ROI : Amah, tu as devant toi un roi qui ne l’est
10 / La Guerre civile des aputaga
plus que de nom. N’as-tu pas dit à l’instant que je n’ai aucune emprise sur les graves événements dont Aného est le théâtre et qui détruisent mon royaume ? Le réalisme n’est pas du défaitisme ; c’est être en prise avec la réalité, même si elle fait mal.
AMAH : Grâce à mes bonnes relations avec les deux ennemis mortels, je suis en train de poser les fondations d’un plan de paix. Comme vous le savez, Majesté, Laté Ahuawoto est mon parent mais j’ai refusé d’entrer en guerre à ses côtés. Quant à Kwam Dessou, c’est un vieil ami d’enfance qui, de surcroît, a épousé ma cousine Ahlimba.
LE ROI : Toi tu n’es que leur parent et ami. Moi je suis leur roi et mes ordres pour eux ne sont que des feuilles mortes emportées par le vent. Ce sont des rebelles qui ne méritent que la mort. Je ne leur pardonnerai jamais leur trahison. Et le comble, c’est que ces deux scélérats se sont autoproclamés rois. Deux rois dans une même ville ! J’ai envie d’en rire, mais la gravité du carnage et des destructions ainsi que la misère que cela génère pour le royaume m’en empêchent. Deux roitelets de pacotille dans une seule et même ville et sans royaume !
AMAH : (Il se lève de son siège brusquement) Majesté, debout !

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