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La Fille du tribunal


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‘‘Certains hommes ont-ils perdu la conscience ?’’. Sur la première page d’ ‘‘Info la Paix’’, on pouvait lire comme titre : ‘‘Le crime a encore frappé’’.
La nervosité générale autour du crime était explicite. Cet extrait d’un article développé à ce sujet dans ‘‘Avis du Peuple’’ était évocateur : ‘‘Le crime de
l’avenue Senghor montre que parfois la sauvagerie humaine dépasse celle de l’animal. Les animaux tuent souvent pour se nourrir ou pour se défendre. Qu’en est-il de l’homme dans ce cas ? Le meurtrier de l’avenue Senghor avait-il un motif raisonnable pour supprimer la vie de la charmante demoiselle, élève en Terminale G2 à l’Institut van Gogh, dont vous avez vu le visage angélique affiché sur la première page de notre journal ? C’est la question que je me pose’’. C’est la question que tout le monde s’était posée. Pourquoi le dénommé Basile Gnona avait-il choisi d’éliminer mademoiselle Délana Bila ?

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L’ouverture du procès du meurtre de l’avenue Senghor était à la une des journaux. Il y a sept mois, la presse officielle comme privée avait accaparé les faits. A l’époque, le ‘‘Journal du Midi’’ s’interrogeait sur la nature même de l’homme: ‘‘Certains hommes ont-ils perdu la conscience ?’’. Sur la première page d’ ‘‘Info la Paix’’, on pouvait lire comme titre : ‘‘Le crime a encore frappé’’.
La nervosité générale autour du crime était explicite. Cet extrait d’un article développé à ce sujet dans ‘‘Avis du Peuple’’ était évocateur : ‘‘Le crime de
l’avenue Senghor montre que parfois la sauvagerie humaine dépasse celle de l’animal. Les animaux tuent souvent pour se nourrir ou pour se défendre. Qu’en est-il de l’homme dans ce cas ? Le meurtrier de l’avenue Senghor avait-il un motif raisonnable pour supprimer la vie de la charmante demoiselle, élève en Terminale G2 à l’Institut van Gogh, dont vous avez vu le visage angélique affiché sur la première page de notre journal ? C’est la question que je me pose’’. C’est la question que tout le monde s’était posée. Pourquoi le dénommé Basile Gnona avait-il choisi d’éliminer mademoiselle Délana Bila ?
Heureusement, la justice est là pour élucider de tels faits et punir, par conséquent, les coupables.
L’ouverture de procès en ce mois d’août, sept mois après le drame, suscite autant l’intérêt du public comme par le passé. Basile Gnona était resté en prévention durant tous ces jours qui lui semblaient interminables, s’interrogeant sur sa vie future. Il avait su, le jour de son arrestation, que ses jours en tant qu’homme libre, étaient compromis. Il savait également que tout le monde était contre lui parce qu’on le croyait criminel. Ce sentiment lui faisait terriblement peur. Même ses proches ne se souciaient plus de lui. Il les comprenait, parce qu’un homme qui ôte la vie à autrui ne peut qu’être méprisé par la société. Pour Basile, la seule idée d’être reconnu coupable de ce crime l’horrifiait. Les dés étaient jetés et il avait contre lui toute une société. Et même la justice qui devait le protéger, lui faisait peur. Il se sentait perdu.
Quand il fut informé du jour de son procès, son désespoir s’intensifia, car il avait depuis lors constaté que toutes les preuves étaient contre lui et qu’il fallait un miracle pour qu’il recouvrât la liberté. Ce procès d’assises était très attendu. L’enceinte du palais de justice était remplie de curieux, venus assister au procès. Au dehors, nombreux étaient ceux qui n’avaient pas trouvé de place dans la salle d’audience et qui attendaient le verdict. La veille, le juge, devant présider la cour d’assises du lendemain, avait rappelé aux jurés leur devoir, celui de participer à la découverte de la vérité en toute impartialité, sans prononcer de jugement avant la fin du procès.

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